En cette journée du 28 juin 2014, les scouts se réunissent avec leurs compères les guides au jardin des Dauphins à 10h, vaillants et courageux malgré l'orage qui menace. L'ascension de la Bastille est amorcée dans la joie et la bonne humeur, les scouts sont contents de se retrouver, les chefs sont de bonne humeur, les guides se tiennent à une distance respectueuse : tout va bien.
Quelques pauses sont faites pour souffler et admirer la vue.De loin nous voyons l'inauguration de la ligne E et arbitrons la courses entre les deux trams. Arrivée là haut une heure plus tard, sous le soleil qui finalement semble avoir remporté la bagarre avec les nuages.
Deux groupes sont faits pour jouer au Lucky Luke, filles et garçons mélangés, afin d'apprendre les prénoms des petits camarades. Après une manche ou deux tous ensemble, nous attaquons enfin le moment de la journée si important aux yeux des scouts et objet de plus de la moitié des questions posées aux chefs : le repas !!! Celui-ci est ponctué par de fréquents passages de courageux alpinistes qui font la tyrolienne qui surplombe le champ. Nous encourageons de nos cris, mouvements des bras et petits surnoms affectueux tous ceux qui passent : filles et garçons, jeunes et moins jeunes, escaladeurs accomplis ou débutants hésitants,et même des scouts d'Europe !!
Après la pause méridienne et la sieste post-prandiale à l'ombre des arbres, nous enchaînons sur une thèque. Mais le soleil cogne, le terrain est irrégulier, les batteurs sont de niveau différents, et l'enthousiasme des participants laisse à désirer. Les chefs, soucieux du bien-être physique, moral et affectif des leurs jeunes, complotent durant au moins 3 minutes et demies. Que faire pour leur faire faire du sport, sans qu'ils aient trop chaud, qu'ils aient l'occasion d'aller vers les autres, et surtout qu'ils s'amusent ?? La seule solution trouvée est dure, mais irrévocable : une
bataille d'eau.
Durant près d'une heure, les jeunes se battent vaillamment près du point d'eau, font et défont des alliances, attaquent les chefs, courent, crient, pour le plus grand bonheur des paisibles randonneurs qui voulaient simplement, si ce n'est pas trop demander, pardon, s'il vous plaît, remplir leurs gourdes. La pause séchage, capitale, se déroule dans le calme qui suit les plus grandes
batailles. Quelques jeux sont lancés, et très vite arrive l'heure d'un autre événement très important dans la journée d'un scout : le goûter. L'heure est ensuite venue de lever le camp. Chemise et sac sur le dos, coups de soleil sur la figure, sourire aux lèvres, nous descendons la Bastille par de petits chemins escarpés. Malgré le genou capricieux d'une guide, nous arrivons tous sains et saufs en
bas. Direction la gare, point de rendez vous du retour. Nous lâchons en route quelques scouts, ceux dont les parents sont sur le chemin, ceux qui rentrent seuls, et finalement nous sommes tous séparés. Mais cette séparation sera de courte durée, heureusement, car le camp se profile à l'horizon. À dans 15 jours !!